20 juillet 2006

REPORTAGE : 24 Heures dans le Quotidien de Chrisdalf

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Préambule

Chrisdalf est français et parle le chinois. Son épouse est chinoise et parle le français. Tous deux ont un fils de nationalité française mais qui, pour le moment, ne parle encore que le chinois.

Chrisdalf et sa petite famille résident aujourd’hui en République Populaire de Chine, dans un petit bourg de cinq millions d’âmes, aux abords de la mer de Bohai et en face de la Corée du Nord.

Chrisdalf occupe un poste à responsabilités dans une usine, filiale d’un grand groupe industriel.


6h30 am. (au matin)

Chrisdalf se lève, alerté par la sonnerie Beethoven 5e symphonie de son Palm Zire 71 (son ancien réveil Mao à remontoir l’ayant lâchement abandonne mais qu’il conserve comme antiquité). Généralement, Chrisdalf se réveille avant la sonnerie vers 5h30 car l’absence de volets aux fenêtres (veilles habitudes d’une révolution culturelle où il était important de pouvoir observer ses voisins – tradition aujourd’hui appelée voyeurisme mais toujours tolérée) permet au soleil de baigner la chambre de sa douce lumière dès 5h du matin.


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Dix minutes. C’est le laps de temps que Chrisdalf s’autorise pour effectuer tous les préparatifs nécessaires avant de franchir la porte d’entrée (ou de sortie). En dix minutes, Chrisdalf trouve le temps tout d’abord de s’habiller. Travailler en usine lui simplifie grandement la tache car l’uniforme s’impose (Chrisdalf s’autorise tout de même la perte de quelques secondes dans le choix des chaussettes et de la culotte – détail important : Chrisdalf dort en caleçon mais porte des boxers la journée). Chrisdalf prend ensuite le temps d’une petite toilette qui comprend lavage de peau de visage, lavage de dents et rasage (qui prendra plus ou moins de temps selon que Chrisdalf porte la barbe ou non – avec barbe, la surface à raser est réduite mais le degré de technicité accru).


6h40 am. (au matin)

Chrisdalf franchit la porte, emprunte l’ascenseur (il habite au onzième étage d’une tour qui en compte dix-huit – dont un 13 et un 14, fait plutôt surprenant en Chine où ses deux chiffres sont considérés porte-malheur). Et là commence un moment que Chrisdalf apprécie plus particulièrement dans sa journée : le trajet en voiture. Chrisdalf aime conduire et ça tombe bien car il a environ cinquante minutes de route avant d’arriver à l’usine. Il parvient également à concilier sa passion pour l’automobile à celle pour la musique en branchant son iPod sur son autoradio (cadeau de Vinli). Une chose à savoir concernant la route dans ce bourg côtier : une voiture, ça ne se conduit pas, ça se pilote.

A première vue, le code de la route chinois ne semble pas être bien éloigné du code français. On roule à droite, il y a des bandes continues, des stops, des feux, des ronds-points, des croisements, des limitations de vitesse. Lorsque l’on débarque de France et que l’on observe cet état des choses, on se croit tout à fait capable de s’intégrer dans ce parc automobile régit par des lois qui nous semblent familières. Et c’est faire une très grave erreur. Car ici, il n’est pas anormal de rouler à contresens, la continuité des bandes reste encore à démontrer, les stops ont perdu leur signification, les feux n’ont pas l’autorité suffisante pour être obéis, les ronds-points ressemblent à un furieux manège lancé à deux cents à l’heure et dans lequel on souhaiterait s’incruster au passage (ou duquel on souhaiterait s’échapper au passage). On double par la droite, par la gauche, sur les bandes d’arrêt d’urgence, sur les pistes cyclables et même les trottoirs. Celui qui clamera une priorité a droite se fera rire au nez alors que celui qui respectera les limitations de vitesse se fera sauvagement flasher à coup de phares par un minibus apparemment pressé de déposer ses passagers. Un seul langage : le klaxon, deux seules lois : celle du plus gros et celle du plus rapide.

Conscient de cette réalité, Chrisdalf s’est équipé en fonction : Suzuki Wagon R. Même si ce choix a dans un premier temps fait rire son épouse et provoquer les quolibets de sa famille (par le biais de l’infâme expression « goût de chiottes »), il n’en demeure pas moins judicieux sur bien des points. Petite pour se faufiler plus aisément, pourvue d’une généreuse garde au toit pour un meilleur confort des passagers, munie d’un coffre suffisamment spacieux pour y placer soit une poussette de bébé, quelques sacs de course ou même une valise (uniquement à la verticale), le tout mu par un moteur 1,2 litres directement importé du Japon. Voilà le rêve auquel peuvent accéder les petites bourses (dont celle de Chrisdalf) pour la somme de 66.000 RMB (prix fin 2003 qui correspond aujourd’hui à environ 6.500 Euro).


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La route qui le mène à l’usine s’étend sur quarante kilomètres, durant lesquels Chrisdalf passe sur un pont, sur une autoroute surélevée, sous un tunnel, au bord de la mer, joue à éviter les trous, les bosses, les bouches d’égout qui sautent quand on passe dessus, les vélos et motos qui viennent a contresens, les femmes de ménage qui balaient les voies.


7h30 am. (au matin)

Chrisdalf arrive à l’usine. Un peu tôt car le travail ne commence officiellement qu’à huit heures mais cela lui permet d’éviter les ralentissements du centre-ville à cette heure de pointe. A l’entrée de l’usine, au poste de sécurité, Chrisdalf s’empare des clefs qui ouvrent les locaux et déverrouillent le système de sécurité. Il est encore seul dans les 3.200 m2 de l’usine et les 20 m2 de son bureau, s’installant tranquillement en attendant la cohue des bus qui déchargeront les employés de bureau, alors que les portes des dortoirs et de la cantine laisseront s’échapper ouvrières par dizaines.

Chrisdalf profite de ces quelques minutes de calme pour prendre son petit-déjeuner, généralement composé d’un verre de café soluble en poudre formule 3 en 1 (café + crème + sucre), accompagné de quelques cookies (parfum chocolat).


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7h45 am. (au matin)

Fin de la solitude et de la tranquillité pour Chrisdalf qui voit (ou plutôt entend) les soixante-dix employés de l’usine franchir les portes et gagner leur poste. Ca bouge beaucoup, ça parle (surtout lorsque la population de l’usine est à 86% composée de femmes). Les ordinateurs s’allument, les néons et les machines de même.

Et pendant ce temps-là, Chrisdalf, imperturbable, finit son petit-déjeuner.


7h55 am. (au matin)

C’est à cette heure exacte que retentit tous les matins une petite musique rythmée par des paroles simples (« 1,2,3,4 – 2,2,3,4 – 3,2,3,4 – 4,2,3,4 ») qui invitent tous à quelques étirements et échauffements matinaux, garants d’une meilleure santé, elle-même garante d’un meilleur travail. Chrisdalf ne s’étire pas les matins. Pas forcement parce qu’il cherche à se mettre a part ou à affirmer une quelconque supériorité physique. Non, Chrisdalf est tout simplement paresseux et estime que les seules véritables séances d’aérobic qui pourrait le faire lever de son fauteuil sont celles de Véronique et Davina (que de beauté dans leur plastique, le choix des couleurs, les collants moulants, les coupes de cheveux… - mais la, c’est vraiment parlé d’un temps que les moins de 20 ans n’ont pas connu).


8h00 am. (au matin)

Peuvent ainsi commencer les activités traditionnelles qui rempliront cette matinée. Selon sa petite analyse, voici comment Chrisdalf dépense son TAP - Temps d’Activité Professionnelle (moyenne mensuelle) :


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Ces activités seront malgré tout interrompues par trois événements.


8h30 am. (au matin)

Premier événement : la femme de ménage fait son intrusion et vient passer son habituel coup de serpillière. Chrisdalf n’est pas intimement persuadé de l’amélioration hygiénique du geste mais il en rend en tous cas la chaussée fort glissante (et bruyante lorsque l’on porte des chaussures de sport). La femme de ménage passe également l’éponge sur le bureau en prenant soin de contourner les objets qui s’y trouvent.


10h00 am. (au matin)

Deuxième événement : le café de milieu de matinée. Cela ne constitue pas une pause en soi puisque Chrisdalf boit son café à son bureau en même temps qu’il travaille, et bien conscient du danger que cela représente pour son outillage informatique. C’est pour cela que Chrisdalf a étudié les causes de ce genre d’accidents et a développé une stratégie basée sur ses découvertes.


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On peut facilement observer la position adéquate du verre de café situe entre les bras, hors donc des zones de danger (zones fréquemment balayées par d’aléatoires et parfois incontrôlés mouvements de bras) et toujours dans le champ de vision.

Ce café lui permet de se rendre à la fontaine collective et de saluer les deux tortues posées dans un bac au sol. Une petite distraction qui cache une triste réalité : les tortues ne semblent pas heureuses. Après une enquête approfondie, les causes de leur malheur apparaissent évidentes. Elles sont toutes deux du même sexe (s’il est évident que les rapports sexuels sont interdits sur le lieu de travail, aucun règlement ne concerne les tortues). Première source de détresse qu’un humain peut facilement comprendre. La deuxième raison découle de l’observation de leur environnement proche. Les tortues nagent (tout en gardant pied) dans le bac où elles libèrent leurs excréments. Il n’est jamais bien agréable de nager dans ses rejets. Deuxième facteur de détresse qu’un humain peut facilement comprendre.


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Le verre de Chrisdalf est maintenant plein. Il peut arrêter de s’apitoyer sur le triste sort des tortues et retourner à ses occupations.


11h00 am. (au matin)

Troisième événement : le café provoque chez Chrisdalf les effets similaires de la bière chez un être humain normalement constitué : le soudain besoin d’uriner. Et ce moment constitue une petite victoire pour Chrisdalf qui peut enfin apprécier les toilettes à leur juste valeur. Car il faut savoir que Chrisdalf n’aime pas uriner debout, estimant qu’un homme ne devrait pas avoir à jouer avec son sexe pour d’autres motifs que la recherche du plaisir. Pas de pissotière donc. Seulement voilà, il y a encore quelques mois, tous les toilettes de l’usine étaient turcs. Un vrai cauchemar pour Chrisdalf qui, en toute circonstance, aime s’asseoir.

Deux années durant, Chrisdalf a donc du se satisfaire d’un trou au sol (heureusement équipé d’une chasse) et en apprécier tous les désagréments. Si la peine reste supportable pour la petite commission, elle devient rapidement intolérable dès que les choses sérieuses commencent. Et ce à deux niveaux. Niveau d’intolérance physique tout d’abord car la crotte du lundi matin de Chrisdalf appartient à la catégorie des crottes lentes, celles qui prennent leur temps avant de libérer la place. D’où l’obligation de rester dans une position accroupie certaines fois jusqu’à vingt minutes. Plus le temps passe, plus la concentration s’affaiblit, laissant place à une douleur des jambes de plus en plus aiguë. Une guerre s’engage alors. De cette guerre, Chrisdalf s’en tire généralement victorieux, d’une victoire discrète, sa bravoure l’empêchant de libérer le cri ne de la douleur (dans le plus grand respect du code énonçant le principe que « dans l’enfer des toilettes, personne ne doit nous entendre crier »).

Niveau intolérance également intellectuel car si Chrisdalf doit s’enfermer dans les toilettes pour évacuer les solides, il ne manque jamais d’y emmener de la lecture. Chrisdalf se remémore d’ailleurs lorsqu’il était écolier et qu’il s’enfermait dans les toilettes pendant presque une heure avec sa leçon de géographie et qu’il en ressortait, la leçon apprise par coeur et prête à réciter à sa maman. Seulement voilà, dans des toilettes turques, le défi devient techniquement insurmontable. Deux frustrations donc auxquelles Chrisdalf a tout de même du survivre.

Survivre jusqu’au jour du déménagement de l’usine dans de nouveaux locaux, plus grands, plus spacieux et surtout munis de toilettes « à l’occidental ». Une nouvelle victoire pour celui qui avait abandonné tout espoir. Certes aujourd’hui, Chrisdalf ne gaspille plus vingt minutes ni n’emmène de lecture mais le plaisir d’être à nouveau assis valait bien toutes les souffrances endurées.


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12h00 pm. (pas matin)

L’heure de déjeuner. Seulement Chrisdalf ne déjeune pas. Deux raisons à cela : un régime (bien conscient que sauter le repas n’est certainement pas la meilleure façon de contrôler son poids) et une cantine détestable. Le repas coûte 7 RMB (0,7 Euro) et est tout sauf équilibré. Il est essentiellement constitué de féculents (riz, patates, nouilles, pain et même des fois, les quatre en même temps) et d’herbes, le tout frit et servi dans d’immenses gamelles (un peu comme les cantines dépeintes de manière caricaturale dans les films de prison). Tellement « beurk » que même les collègues chinois s’en plaignent et souhaiteraient quelque chose de mieux, quitte à payer plus cher (le prix moyen d’un repas de cantine est d’environ 12 RMB et donne droit à un certain choix sur les légumes, viandes, poissons ainsi qu’à un dessert – fruit ou laitage).

Alors non, Chrisdalf ne mange pas à la cantine. Au lieu de ça, il profite de cette demi-heure de pause pour apprécier le silence revenu et se lancer dans une partie de mah-jong électronique (pas forcement ce qu’il y a de plus intellectuellement stimulant mais ces quelques minutes de jeu sur le lieu de travail procure un certain plaisir).


12h30 pm. (pas matin)

Chrisdalf reprend ses activités professionnelles dans le brouhaha du retour de cantine des collègues Les taches de l’après-midi ressemblent fortement à celle de la matinée (construction de rapports, d’analyses, lecture du courrier électronique, réunions avec les collègues ou par tele-conference...).


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Chrisdalf se doit tout de même d’avouer que toutes les activités qui rythment ses journées de travail ne sont pas à caractère professionnel. Parmi les ANP (Activités Non Professionnelles), on compte le coup de fil à l’épouse pour rédiger la liste des courses à faire le soir en rentrant du bureau (un stop au Carrefour), un tour à la banque pour retirer de l’argent, la retouche informatique de photos prises le week-end. A cette petite liste serait à rajouter une visite sur le Web si son accès n’était pas aussi étroitement contrôlé et surveillé.


17h00 pm. (pas matin)

L’heure officielle à laquelle les employés quittent le bureau. Ceux qui habitent en ville s’enfoncent dans les navettes, ceux qui restent en dortoirs se ruent à la cantine (pour un souper pire que le déjeuner – qui semble être composé des restes des déjeuners de la semaine précédente).

Ainsi commence pour Chrisdalf la HSNR, Heure Supplémentaire Non Rémunérée. Le fait n’a rien de véritablement surprenant en Chine et il est assez logique pour un employé de bureau d’être rémunéré à la mission et non à l’heure (par opposition aux ouvriers à qui l’on rémunère les heures supplémentaires). La grande exception tout de même à cette règle est lorsque le travail supplémentaire est effectué lors des jours de conge nationaux (les trois premiers jours de la fête du printemps, les 1, 2, 3 Mai et les 1, 2, 3 Octobre).

Une journée typique de travail pour Chrisdalf commence donc à 7h30, s’achève vers 18h00, soit 10,5 heures de présence à l’usine, comprenant une heure de HSNR. Soit environ neuf heures de travail actif (après avoir déduit une demi-heure de ANP).


18h00 pm. (pas matin)

L’heure de rentrer à la maison. A quelques mètres près, le chemin est exactement l’inverse de celui emprunté le matin. Les activités sont donc les mêmes : éviter trous, bosses, vélos, femmes de ménage tout en écoutant l’iPod.

Si Chrisdalf ne doit pas faire de crochet par le supermarché, il arrive à la maison vers 18h50 et passe la porte d’entrée vers 19h00.


19h00 pm. (pas matin)

Passage de la porte d’entrée. Et là, les vieux réflexes males reprennent le dessus. Apres avoir salué sa petite famille d’un smack à l’épouse et au bébé (Chrisdalf est très affectueux), il se change en t-shirt / short et enfile lui-même ses pantoufles (n’ayant pas encore réussi à dresser ni son épouse ni son fils pour les lui apporter). Parmi ses vieux réflexes males, Chrisdalf compte également celui dit de « mettre les pieds sous la table quand on rentre du boulot le soir ». Un réflexe mais un plaisir aussi car l’épouse sait cuisiner.

Pour le repas du soir, Chrisdalf s’autorise 3 choix de cuisines du monde : la cuisine chinoise (très huileuse), sa cuisine à lui (très lourde) ou la cuisine junk-US (très grasse). Une alternance néfaste pour un taux de cholestérol déjà bien au-dessus de la normale dont Chrisdalf tente de compenser les effets négatifs par la suppression du déjeuner (partant du principe que quoi qu’il mange, cela ne fera qu’aggraver la situation). Décision facilitée par l’absence d’équipements électroménagers au sein de l’usine (four micro-ondes, frigo…).


19h30 pm. (pas matin)

Commence l’heure d’éducation du fils avec au programme deux activités : petites voitures et football de salon. Si l’activité des petites voitures peut sembler être tout sauf éducatrice, on se trompe. Car elle peut en fait s’étendre à un travail sur différentes activités cérébrales. Comme la mémoire, par le biais d’un travail sur les différentes catégories de véhicules (voitures, bus, camions, jeeps, Ferrari, Mini…), comme également sur la reconnaissance des couleurs. Comme enfin sur une combinaison des deux par le biais de petits exercices (trouver une jeep rouge, un camion jaune…). Bien sûr, sur la demi-heure passée à jouer aux voitures, cela ne doit représenter que 5 minutes à tout casser mais c’est toujours ça de pris.

Pour ce qui est du football de salon, plusieurs choses sont nécessaires à sa bonne pratique : un grand salon (celui de Chrisdalf fait environ 50 m2), un ballon en plastique (pas trop dur et qui rebondit bien) et surtout beaucoup de vigilance (car l’expérience a montré à Chrisdalf qu’un bébé de 2 ans sait taper dans une balle mais sait également s’entraver dessus pour finir tête première sur le carrelage). Comme les petites voitures, cette activité a également un but éducatif, d’éducation physique plus précisément (développement des muscles, du souffle, entraînement du cœur…).

On le constate donc, Chrisdalf ne laisse rien au hasard lorsqu’il est question d’éducation.


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20h30 pm. (pas matin)

Il faut coucher le petit monstre. Mais avant ça, un brin de toilettes s’impose, composé d’un changement de couche, d’un lavage au gant, d’un enfilage de pyjama et d’une dose de fluor. Une fois prêt, Chrisdalf place le bébé dans les bras de sa maman qui l’endormira en lui donnant son dernier biberon de la journée. Et ainsi commence pour Chrisdalf les quelques minutes de repos et de liberté relative.


21h00 pm. (pas matin)

Chrisdalf, débarrassé de son fils qui cherche le sommeil accompagne de sa maman, en profite généralement pour prendre une douche et surfer (news, actualité cinéma, Hotmail, blogs…), essentiellement pour patienter en attendant que son épouse se libère pour partager quelques instants en amoureux.


21h50 pm. (pas matin)

Le bébé dort enfin depuis 20 minutes et l’épouse sort de la salle-de-bain le visage couvert de boue (ou de crème protectrice hydratante comme il est mentionné sur le pot mais Chrisdalf juge d’abord sur l’apparence). Tous sont prêts pour aller au lit. Et là…, et là quoi ? Ils regardent un DVD (par exemple : les soirées du mois de Juillet sont rythmées par un ou deux épisodes de la saison 1 de Desperate Housewives).


23h00 pm. (pas matin)

L’épisode finit, vient l’heure de dormir (après le dernier pipi de la soirée).

Chrisdalf dort jusqu'à 5h30, réveillé par la lumière du soleil, d’un sommeil par tranches, se réveillant toutes les 2 heures environ. Détail qui pourrait expliquer l’aspect saccadé de son sommeil : Chrisdalf dort sur le ventre mais sur un matelas aussi douillet qu’une planche en bois, d’où un certain manque de confort.

Posté par philbo à 11:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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